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Les 3 piliers du développement durable : Script

Vous avez surement entendu parler de « triple bottom line » ou « triple résultat » en français : c’est un terme souvent utilisé lorsqu’on parle de développement durable et particulièrement en rapport avec les entreprises. Le terme a été introduit par John Elkington, une personne très respecté en matière de responsabilité sociale des entreprises et de développement durable dans un livre publié en 1997. Son argument était que les méthodes utilisées par les entreprises pour mesurer leur valeur ajoutée devait inclure non seulement les résultats financiers (profit ou perte) mais également les résultats sociaux et environnementaux. Le concept a progressivement évolué et il est souvent représenté comme 3 cercles qui se chevauchent. Vous avez certainement déjà vu cette image. La durabilité est définie comme étant à l’intersection des trois cercles, là où les objectifs économiques, les réalités sociales et la santé environnementale se rejoignent.

Le concept du triple résultat a généralisé l’idée que la durabilité inclut personnes, planète et profit. Il a aidé les entreprises à comprendre qu’un mode de développement durable à long terme nécessite plus qu’un équilibre financier. Et il a également permis d’expliquer que lorsqu’une entreprise se demande ce que devenir durable signifie, elle ne doit pas nécessairement abandonner la notion de succès financier.

Mais ces cercles qui se chevauchent peuvent communiquer bien plus. Les trois cercles sont toujours représentés de la même taille. Est-ce que cela signifie que l’aspect économique possède la même importance ou la même valeur que les deux autres cercles qui traitent du social et de l’environnement ? Est-ce qu’on peut échanger disons « 2 social et 3 environnement contre 5 économie » tant que l’on reste dans la partie centrale appelée durabilité.

Voyons si les sciences naturelles peuvent nous aider à mieux comprendre tout ça. Pour plus de détails là-dessus, vous pouvez regarder les vidéos précédentes…

Les sciences naturelles nous disent que la planète, livrée à elle-même, fonctionne de façon équilibrée. On appelle cela les cycles naturels et ils sont alimentés par l’énergie provenant du soleil. Les sciences naturelles nous disent également que la matière n’est jamais perdue ni créée et la thermodynamique nous dit que tout a tendance à se disperser avec le temps (principe d’entropie). Puisque les cellules végétales sont les seules à pouvoir utiliser l’énergie du soleil pour restructurer la matière, la photosynthèse est le processus par lequel la matière est réordonnée sur notre planète. C’est pour cela qu’on dit que la photosynthèse paie l’addition. Sans elle, la matière ne serait pas réordonnée et le principe d’entropie serait roi.

Alors qu’est-ce que cela nous apprend sur le triple résultat ?

Les cellules végétales appartiennent au cercle environnement du triple résultat. Si elles sont le créateur à l’origine de la structure dans la matière, alors c’est le cercle dont tout le reste dépend ou dans lequel tout le reste est intégré. Tout vient de la nature à un moment ou à un autre. La société, ou le cercle social des trois piliers existe au sein de l’environnement. Et le cercle économie est un sous produit de la société. Au lieu de trois cercles qui se chevauchent, nous avons trois cercles imbriqués les uns dans les autres où l’économie fait partie intégrante de l’environnement.

Pour atteindre la durabilité, il faut se conformer aux conditions sociales et environnementales : répondre aux besoins humains tout en restant dans les limites écologiques. Est-ce que ça signifie que les profits financiers arrivent en dernier ? Pas forcément ! Mais les décisions économiques doivent faire partie d’une stratégie pour gagner de l’argent tout en se rapprochant de la durabilité sociale et écologique. L’économie est un moyen, pas une fin en soi. C’est important de se souvenir que « payer l’addition » intervient à plusieurs niveaux et qu’au bout du compte, nous dépendons tous de la photosynthèse. C’est très utile pour les entreprises car cela ouvre de nouveaux horizons sur les raisons qui justifient l’intégration du développement durable dans leur raison d’être et leur identité dans le monde.

Et voilà : un nouveau regard sur le triple résultat en utilisant les sciences naturelles !

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