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Climate Change: Script

Alors sommes-nous vraiment responsable du changement climatique ? Il y a eu beaucoup de recherches publiées au fil des années et je vous comprends si vous n’avez pas le courage de tout lire alors dessinons en 3 minutes ce que nous savons avec certitude…

Tout a commencé en 1998 lorsqu’un projet de forage de la calotte glaciaire a été entrepris dans la station russe de Vostok en antarctique. Le projet a permis d’extraire une carotte de glace donnant accès à de la glace vieille de 420 000 ans à une profondeur de 3 623 mètres. Cette carotte a fourni des données sur la concentration atmosphérique et le climat durant quatre cycles climatiques.

Alors voilà comment cela fonctionne : la formation des glaciers provient de la transformation d’eau en glace. Pendant ce processus qui peut durer des milliers d’années, des sédiments, de l’air et de la roche sont retenus prisonniers dans la glace par ordre chronologique. Au fil du temps, le glacier forme un livre d’histoire de plusieurs millions de pages avec le dernier chapitre au-dessus. Plus on creuse profond, plus les composants sont vieux.

La glace a ainsi donné accès à des données climatiques comme la température, les précipitations, la force du vent, etc. Mais également, et c’est ce qui nous intéresse ici, la carotte de glace a fourni des enregistrements directs sur les gaz composant l’atmosphère grâce aux particules d’air retenue prisonnières. Cela a notamment permis de déterminer l’évolution des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) dans le temps. Alors voilà ce à quoi ressemblent la température globale et les concentrations atmosphérique de dioxyde de carbone et méthane au cours de quatre cycles climatiques (420 000 ans).

Vous pouvez voir clairement les quatre cycles climatiques, et vous voyez également que les pics et les motifs sont très similaires. Il y a clairement une relation entre la température, la concentration de dioxyde de carbone et la concentration de méthane. Les limites supérieures et inférieures de ces variables sont étroitement bordées ce qui est typique d’un système autorégulé. Le corps humain est également un système autorégulé et fonctionne de façon semblable : quand vous faites de l’exercice, votre corps transpire afin de réguler sa propre température. Eh bien sur la terre, lorsque les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) augmentent, la température globale augmente également.

Maintenant, voici ce qui s’est passé avec la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone depuis 1960 : elle a augmenté d’environ 70 parties par million, c’est-à-dire plus d’une ppm chaque année, ce qui indique une perturbation humaine dans la système terrestre autorégulé depuis le début de la révolution industrielle.

Cette concentration est aujourd’hui bien au-dessus de la limite supérieure observée au cours des 420 000 dernières années, et compte tenu du fait que la terre est un système autorégulé, eh bien on peut s’attendre à ce que la température globale augmente également et c’est ce que nous observons dans le monde entier.

Alors depuis que la recherche de Vostok a été publiée, des carottes de glace plus récentes ont été extraites par le projet EPICA (European Project for Ice Coring in Antarctica) : elles ont fourni des données sur les 800 000 dernières années et ont confirmé les résultats de Vostok.

Alors comme le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat l’indique dans son rapport publié en 2013 : « l’influence humaine sur le climat est claire » et nous pouvons donc conclure que nous, êtres humains, sommes responsables du changement climatique.

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